Découverte de soi, Connaissance de soi, Conscience de soi

Quelque soit la méthode, l’outil, le chemin que vous choisissez pour cette aventure de la connaissance de soi, il y a des fondamentaux universels incontournables.

 

D’abord et avant tout, comprendre que nous avons en nous 2 dimensions, l’Etre et l’ego.

 

C’est important car, comme l’ont écrit si clairement Don Riso et Russ Hudson, "les problèmes de l’ego ne seront jamais résolus par l’ego, ou au niveau de l’ego". En clair, ne demandez pas à un pyromane d'éteindre le feu qu’il vient de déclencher.

 

D’où l’intérêt de savoir que la personnalité n’est qu’un petit espace de notre structure psychique et que nous avons en nous un espace beaucoup plus vaste, infini, qui constitue notre vraie nature. 

Essence, Conscience, Présence, sont d’autres mots, souvent utilisés, qui désignent cet espace ou cet état d’être.

 

Nous savons par experience que cet espace nous est accessible (c'est notre vraie nature), mais la subtilité est que bien que cet espace soit en nous, nous n’avons pas de prise sur lui, d’où cette impression de fugacité et de le vivre comme une « grâce ». De fait, cet état est toujours une grâce...

 

Ce qui est répétitif et automatique en nous (et donc répétable à l’envie), ce sont les pensées, émotions, sensations issues de la programmation de notre ego….lesquelles sont aussi la source de nos manques et de nos souffrances au quotidien.

 

Pourquoi cette expérience du manque ?

 

Notre élément naturel, vital, comme l’eau pour le poisson, ce sont les qualités essentielles de notre vraie nature. l’Ennéagramme Riso-Hudson les décrit magnifiquement. Ces qualités d’être sont tout à fait ordinaires (rien de surhumain ou d’exceptionnel) et pourtant extraordinaires ! Les vivre en conscience, c’est faire l'experience de la plénitude, où le temps se suspend...

 

En deçà de ces qualités, nous avons l’impression d’un manque, d’une limitation, d’une souffrance…comme un poisson qui n’est plus dans l’eau. Pourquoi ? Parce que nous sommes créés (deeply wired) pour cette plénitude là, pour rien de moins…Donc comme un poisson, nous avons besoin de retourner à cette eau. 

 

Quand nous sommes pris dans le feu de l’action et de la vie (les études, la vie professionnelle, la famille, les enfants), nous ne sommes pas sensibles à ce manque, il est masqué, comme voilé. En revanche, à partir de cette fameuse période de transition autour de quarante ans, quand le feu de l’action s’est ralenti, nous « pouvons » devenir conscient de ce manque (ce n’est pas forcément donné à tout le monde). 

 

D’où sans doute la démarche de ceux qui, conscients de ce manque, vont vers l’Ennéagramme : soif d’un plus, d’autre chose. On peut ainsi dire, finalement, que cette sensation de manque est une excellente nouvelle ! Car pas de cheminement, pas de transformation possible sans elle.

 

Pour mémoire, cette transition et cet appel à autre chose sont un processus normal (Jung l'appelle d’ailleurs la phase d’individuation, laquelle vient après la phase d’adaptation où nous construisons notre personnalité et trouvons notre place dans le monde). 

 

Pour conclure, nous voulons connaitre notre personnalité, soit son fonctionnement et ses limites, pour pouvoir la remettre à sa juste place et ne plus nous identifier à elle. Ce faisant, nous allons pouvoir accéder à un autre « goût » de notre existence. Et ne jamais oublier que les ressources qui nous offrent cet autre « goût » viennent toujours de notre nature essentielle, jamais de l’ego/personnalité.

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