La ligne de conduite du 1 avec Yvan Amar

L'absolue nécessité d'une morale

Il m’est alors apparu évident que ce qui était au cœur de la voie du monde, dans la vie quotidienne, c'était la relation, et que la pratique consistait à faire de cette relation un travail constant. C'est ce que j'ai appelé la pratique de « la relation consciente ».

Quand on est totalement déterminé par cet intelligence-là, qu’on s’est vraiment mis au service de cette qualité-là, à un moment donné s'impose comme une évidence l'absolue nécessité d'une morale, d’une éthique. L’éthique, ce n'est pas quelque chose qui s'impose par la force pour canaliser des hommes et leur donner un prétendu vernis de civilisé, mais la reconnaissance, dans leur cœur, des lois fondamentales qui dirigent la vie. C'est seulement lorsqu'on est en accord avec ces lois qu'on est en accord avec les grandes lignes de force qui dirigent le monde, avec les grands rythmes du monde, avec la dynamique première qui est derrière tout ce qui est l’Amour. C’est une forme de devoir liée à la dignité d’être homme.

 

Faire grandir le tout

L'enseignement qui émane de cette reconnaissance n'est plus seulement celui de la liberté, mais aussi celui de la sagesse et de la responsabilité. C'est pourquoi je l'ai appelé «l'obligation de conscience ». Aimer c'est être responsable. On ne peut pas envisager un enseignement sans être responsable de son prochain ; il n'est pas question de s'éveiller tout seul, mais de faire grandir le tout.

 

Obéir aux lois naturelles

Celui qui nait en tant que disciple voit grandir en lui cette nécessité d’obéissance aux lois naturelles que j’appelle discipline, qui nous fait adopter naturellement des lignes de conduite. La conduite n’est pas seulement la bonne conduite. La conduite est le fait de devenir conducteur du vivant. Comme on dit d’un métal qu’il est bon conducteur, un être humain doit être bon conducteur de l’univers. Le disciple éveillé pratique l’art de la conductivité et incarne de plus en plus les lignes directrices du vivant, ce qu’on appelle des «valeurs ». … Ces valeurs ne peuvent être apprises. C’est tout une façon de vivre qui permet à ces valeurs de se reconnaitre, de s’établir.

 

Bonne conduite : conduire c'est aussi être « conducteur ». Le plus important de la conduite proposée par les Dix commandements et de se rendre conducteur de la force d'amour qui est derrière chaque chose et en toute chose. La tradition nous oblige à être conducteur de cette réalité là.

 

Le « souverain bien »

L’éveillé sait que le « souverain bien » n'est pas quelque chose qu’il peut imposer aux autres comme un but à atteindre, il sait que c'est la nature même de ce qui est au cœur du processus qui anime chacun. Ainsi quand il s'adresse à une personne, il ne cherche pas à lui faire atteindre quelque chose d'ultime, il l'oblige à la conscience de ce qu'il vit dans l'instant. Il sait très bien qu'il lui fera ainsi rencontrer le processus qu'il reconnaît lui-même comme le « souverain bien ».

 

« L'obligation de conscience »

Un enseignement éveille l'homme à sa responsabilité d'être conscient. C'est l’âme de ce que je transmets, « l'obligation de conscience ». Celle-ci est liée à une reconnaissance intuitive

face à la vie : en tant qu'être conscient nous avons une dette et un devoir. L'obligation de conscience est la réponse naturelle à l'appel de Dieu.

 

Serviteurs du destin

Nous sommes serviteurs du destin si nous servons une histoire qui dépasse notre naissance et notre mort, si nous pouvons vivre gratuitement une aventure parsemée de nombreuses épreuves mais destinée à faire grandir Dieu à travers l’histoire.

 

"Qu'as-tu ajouté au monde ? »

Jean Giono pose cette question : "Qu'as-tu ajouté au monde ? » À notre naissance, un tout petit panneau indicateur porte cette inscription : « Tu es prié de quitter cet endroit en le laissant plus beau que tu ne la trouvé en arrivant. » Celui qui œuvre dans ce sens ne meurt pas et la tâche qu'il a accomplie perdure à jamais, quel que soit le domaine où elle s'est exercée.

 

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Tous ces textes sont issus de "L'effort et la grâce" - Yvan Amar

 

Rappel du cours...


Le type idéaliste, qui a des principes. Les UN sont éthiques et consciencieux, avec un fort sens du bien et de ce qui est contraire au bien. Ce sont des personnes qui veulent instruire leur prochain et qui sont en « croisade » constante, s’efforçant en permanence d’améliorer les choses, tout en redoutant de faire des erreurs. Bien organisés, ordonnés, minutieux, ils essaient de maintenir un niveau d’exigences élevé, mais peuvent glisser vers la critique et le perfectionnisme. Ils ont manifestement des problèmes avec leur colère, qui est réprimée, et avec la patience.

Les UN qui évoluent à un niveau d’être élevé sont doués de sagesse, savent discerner, sont réalistes, nobles, et héroïques moralement.

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