Covid : les jeunes dans la tempête

France Inter a interrogé 100 jeunes de moins de 30 ans pour leur demander comment ils faisaient pour tenir, quel était leur « truc ». Les résultats de l'enquête sont sortis ce matin.

 

Je n’ai pas pu m’empêcher de lire les réponses avec ma boussole Ennéagramme et, bien-sûr, on y retrouve sans peine le meilleur de chacun des neuf types de personnalité.

 

Quelle richesse !

Une belle occasion de se rappeler que nous sommes tous différents et, très important en cette période, que nos besoins essentiels ne sont pas les mêmes : nous avons bâti notre équilibre sur une manière d’être et de faire, et nous en avons fait un refuge. La crise actuelle, et tous les confinements qui vont avec, les font ressortir mieux que jamais, et c'est une belle occasion d'en prendre conscience et de mieux nous connaitre.

 

S'interroger...

Puisqu’on a un un peu plus de temps à passer avec soi-même, c'est peut-être aussi une bonne occasion de gratter un peu et de s’interroger : « pourquoi ce besoin est-il si important pour moi ? Quelle est la motivation profonde qui accompagne ce besoin ? Quelle est la peur particulière qui se cache derrière ?

 

Le mode d'emploi

Chaque personnalité est une stratégie pour « être » et cette stratégie a une structure spécifique, qui découle d’une très belle qualité d’être, dite essentielle. 

Avoir le mode d’emploi de tout cela ? C’est possible, puisqu’il existe !

 

Ce mode d'emploi, pourquoi faire ? Pour se réconcilier avec soi-même, tout d’abord,…puis pour découvrir en soi des trésors de compassion pour les autres : quelque soit notre stratégie pour exister, nous faisons tous de notre mieux.

 

Ainsi, en faisant le tour dans le sens des aiguilles d’une montre, il y a …

 

1 Ceux qui gardent l'espoir d'un monde meilleur

Louise, 24 ans, Aix-en-Provence : "J'espère que la folie humaine a atteint son paroxysme et que le vieux monde se meurt. J'espère que cette pandémie aura pu être un déclic pour tous, une prise de conscience. J'espère que face aux excès de notre système économique, face aux inégalités qui se confirment, nous aurons la force et le courage d'imaginer un autre monde. Il est grand temps de changer."

 

Guillaume, 28 ans, L'Île Bouchard : "Quoi qu'il arrive, l'avenir reposera sur nous, les jeunes. Il faut qu'on soit prêts pour construire un monde meilleur. »

 

2 Ceux qui vivent d'amour

Nathalie, 24 ans, Nancy : "Je tiens grâce à l'amour, avant tout. Grâce aux petites choses du quotidien : un café partagé, une balade en ville, un repas cuisiné avec l'être aimé. L'amour, c'est qui m'aide à croire encore en la beauté de la vie. »

 

3 Ceux qui se fixent des objectifs pour rester dans l’action

Charlotte*, 21 ans, Paris : "M'habiller tous les matins au lieu de rester en pyjama m'aide beaucoup. Ensuite, je me fixe des objectifs faciles à atteindre pour la journée qui me donnent le sentiment d'accomplir quelque chose."

 

Ludovic, 19 ans, Lille : "Je m'accroche à mes ambitions. Si on lâche les études maintenant, ce sera beaucoup plus dur plus tard. »

 

Nathan*, 24 ans, Pantin : "J'ai acheté de l'argile et je me suis mis à faire des sculptures. J'ai retapé un vieux vélo aussi. Ça m'évite de penser et ça me procure la vague impression d'être productif. »

 

4 Ceux qui explorent leurs ressentis

Nadia*, 22 ans, Bordeaux : "Je vais voir un psychologue. Toute cette ambiance me pèse trop. Cela me soulage un peu de consulter. » 

 

Joséphine, 21 ans, Lille : "J'ai créé un groupe de parole dans mon école pour qu'on puisse discuter de ce qu'on ressent entre étudiants."

 

5 Ceux qui restent concentrés 

Quentin, 20 ans, Toulouse : "Je me suis mis à lire Nietzsche. J'ai pas envie de passer ma vie sur Instagram ou sur Zoom pour me donner bonne conscience ! »

 

Lucie*, 22 ans, Rennes : "Je lis, je regarde des séries et des documentaires historiques pour me cultiver... Et j'évite de regarder les informations !"

 

6 Ceux qui se disent : ensemble, on va y arriver !

Bérangère*, 27 ans, Paris : "J'aide des jeunes qui en ont besoin avec des cours de soutien pour qu'ils traversent cette période le moins péniblement possible. »

 

Paul-Antoine*, 20 ans, Grenoble : "On est tous dans le même panier, ensemble. J'ai envie de dire aux jeunes qui dépriment : 'croyez en vous !' Il ne faut surtout pas culpabiliser de souffrir de la période ou dramatiser le fait de demander l'aide en ce moment. On peut le faire ! »

 

7 Ceux qui rêvent à fond 

Maryline*, 25 ans, Montpellier : "Je note sur un bout de papier mes rêves les plus dingues et je réfléchis à comment je pourrais les réaliser. Ce temps peut être utile pour déterminer ce que l'on veut vraiment pour soi. C'est le moment d'être égoïste et imaginatif, d'être fou et de tout essayer ! »

 

8 Ceux qui défoulent leur énergie

Diane*, 24 ans, Castelnau-Montratier : "Je coupe du bois pour mes parents. Ça permet d'évacuer la tension plutôt que de tourner en rond. » 

 

Estéban*, 20 ans, Brest : "Je fais du sport tous les jours pour m'aérer et sortir de la pièce où je télétravaille."

 

9 Ceux qui relativisent : tout va bien !

Pierre*, 28 ans, Paris : "Au siècle dernier, quand on avait 20 ans, on était envoyé sur le front. Il faut relativiser notre malheur et profiter : on ne meurt pas de faim, on est en sécurité et on peut passer nos soirées à lire ou à téléphoner à ceux qu'on aime. Il y a pire ! » 

 

Hilaire*, 28 ans, Versailles : "Je bois du thé, au chaud, chez moi et j'essaye de me recentrer sur l'essentiel. Je suis en bonne santé. Tout va bien. Il faut relativiser. "

 

Et vous c’est quoi votre « truc » ?

Faites le test "covid-19-France Inter"


Prochaine session "Découverte de l'Ennéagramme" :

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