Naitre à l'âme or

Les textes ci-dessous sont extraits d'une méditation de Frédérique Lemarchand...ils nous transportent au centre du coeur des 9 territoires de notre être.

 

La qualité d'une parole inspirée est qu'elle nous traverse de pied en cap pour nous révéler à nous-mêmes.

 

Plus cette parole est inspirée, plus elle parle de la totalité de qui nous sommes...aucune once de notre être n'est laissée de côté. Chaque territoire est labouré, sillonné, ensemencé.

 

Forcément, alors, nous sommes comme réveillés, rappelés à nous-mêmes : le germe tressaille et fait craquer toutes les croutes argileuses en nous qui n'attendent que cela : craquer.

 

Je vous invite à suivre les pas de Frédérique Lemarchand :

 

TERRITOIRE 1

Le seul mal est de mépriser l’être qui bat le rappel de la vie en Esprit.

 

Nous sommes le monde, chacun de nous le porte, le couve et nous en sommes responsables.

 

« Pardonner ce qu’il est, ce que chacun de nous est, nous permet de toucher au Un », me confie Annick de Souzenelle.

Ne portons plus rien – ne portons plus ! Laissons l’Amour nous porter.

 

TERRITOIRE 2

Le corps n’est-il pas donné que pour donner ?

« Donnez sans hésiter votre cœur à tout ce qui est beau, ainsi il battra éternellement. »

 

On va toujours au-delà en se dépouillant.

La vie est une prière que l’amour seul peut exaucer.

 

TERRITOIRE 3

Ne croyez pas que la mort soit un échec, c’est l’amoureux accomplissement d’une alchimie.

« Notre tunique suffisamment lacérée par les hommes retrouvera l’éclat de sa lumière. »

 

La Lumière de résurrection greffée dans nos poitrines marche sur les eaux agitées de l’humanité.

Sa vraie gloire est ici.

 

Alors pourquoi vivre petit, nous ne mesurons pas la puissance d’Amour dont on est fait …

Nous sommes nés pour rendre manifeste l’Amour inconditionnel qui est au-dedans de nous.

En laissant notre lumière briller, nous donnons incidemment aux autres la permission d’en faire autant.

 

TERRITOIRE 4

Intégrer la mort de manière consubstantielle, c’est intégrer les énergies de peur, de rejet, de désespoir jusqu’aux pulsions suicidaires qui, une fois retournées en corps et sang divins, donnent une formidable insufflation de vie alors que les refouler éteint la vie.

 

Notre étoffe temporelle cousue de larmes, brodée d’émerveillements est bénie, c’est la bien-aimée à laquelle le bien-aimé n’échappe pas.

 

Souvenons-nous des plus belles intensités que nous avons vécues mais qui ne sont qu’infimes prémices. Toutes les beautés de ce monde ne sont rien, tout l’amour reçu n’est rien.

 

Laissons-nous aimer. Ouvrons les mains, le cœur, desserrons les mâchoires, relâchons la respiration. Au-delà de la souffrance c’est l’Amour qui nous cherche.

Abandonnons-nous à cet Amour inouï qui vient nous étreindre.

Laissons-nous inspirer d’amour et expirer dans l’Amour total.

Il n’y a plus de lutte car tout est infiniment aimant.

 

TERRITOIRE 5

Le divin nous est voilé par excès de sa proximité.

 

Il y a ce que l’on connaît qui est étroit - il y a ce que l’on sent qui est infini.

 

En nous transmute le métal de notre mental dans le creuset du cœur où fondent les scories du non-amour.

En cet instant si intense, je ressens que la capitulation de tout notre système de défenses est notre vraie défense, celle de l’amour. Je peux vous dire qu’au cœur de l’impuissance, me voici invulnérable.

 

TERRITOIRE 6

Je refuse de m’inquiéter pour l’avenir car je respire la grâce.

 

Notre peur de mourir n’est-elle pas la preuve que nous sommes configurés pour vivre éternellement ?

Depuis cette bouture divine, j’ai réalisé que derrière le pire, il n’y a rien à craindre !

 

Rien ne peut ôter l’Amour, seule meurt la peur.

L’amour est ce qu’il reste lorsqu’il ne reste rien.

L’amour qui a fondé nos êtres, n’encourt aucun risque de destruction.

 

TERRITOIRE 7

Entrons dans la danse nuptiale et laissons-nous danser, soulever par le souffle du vivant.

Danse qui fait de l’interruption, un chemin nouveau,

qui transfigure la chute en un pas de danse où l’on tombe vers le haut,

qui fait de la peur, un escalier, du rêve, un pont, de la recherche… une Rencontre.

 

TERRITOIRE 8

Je ne suis pas née vivante, je le deviens.

 

Traversant des successions de morts et renaissances, la mort me fait naître de plus en plus vivante.

Toujours prête à mourir et toujours renaissante, je deviens infiniment douée de Vie - d’une vie qui refuse de se laisser ensevelir.

« Je ne meure pas, j’entre dans la vie. »

 

Non, je n’ai pas terrassé la mort - Ce serait bien arrogant ! Mais je l’ai intégrée amoureusement, ce qui dilate ma vie. Que je vive ou que je meure, je suis vivante.

Ce qui nous empêche de faire corps avec la vie, c’est l’illusion de pouvoir saisir la vie, de vouloir la détenir comme on détiendrait un détenu. Alors, on en perd sa vibration.

 

Voici les derniers mots de Sainte Thérèse avant d’ouvrir la toute toute petite porte du ciel :

« Je ne me repens pas de m’être livrée à l’amour.

Oh non, je ne me repens pas, au contraire !

Je vois que j’ai cru,

je possède ce que j’ai espéré,

je suis unie à celui que j’ai aimé de toute ma puissance d’aimer. »

 

TERRITOIRE 9

Je salue chaque être qui respire de manière unique.

Nous vivons le miracle de respirer ensemble.

Nous sommes traversés par un souffle dont on ne sait d’où il vient ni où il va.

Souffle qui réunit tout.



Intégralité de la méditation

Photo : La danse de Jacob avec l'Ange

une oeuvre de Frédérique Lemarchand

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